Wednesday, Apr. 16, 2014

Présentation de la Région Franche-Comté

Publié le: 11 septembre 2012

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Présentation de la Région Franche-Comté

GÉNÉRALITÉS                Visitez www.franche-comte.fr

Superficie : 16.202 km2

Population : 1.158.671 hab (en 2007)

Densité : 72 hab / km2

Nombre de départements : 4 (Doubs, Jura, Haute-Saône, Territoire de Belfort)

Nombre de communes : 1.785

PIB (en milliards d’euros) : 28,1

Nombre de lycées et de lycéens : 101 lycées publics et privés et 50.000 lycéens

Nombre d’apprentis (Source INSEE 2008) : 9 527

Nombre d’étudiants : 32.264

CONSEIL RÉGIONAL DE FRANCHE COMTÉ

4, square Castan                                 25031 Besançon cedex

Tél. : 03 81 61 61 61                          Fax : 03 81 83 12 92

Web : http://www.franche-comte.fr

L’Histoire de la Franche-Comté

La Conquête Romaine

Au nord de la Gaule transalpine (Provencia) d’où la Province tire son nom, s’étendait la Gaulechevelue ou Celtique. Elle était libre, mais sa division politique la rend vulnérable. Or le pays a de quoi attirer une Rome peu peuplée et une Italie pauvre. Riche en Hommes, en produits agricoles et miniers, elle est aussi habile manufacturière, et depuis longtemps les échanges commerciaux y empruntent un réseau terrestre et fluvial. Au temps de Gaule, les Séquanes, les Ambarres, les Ségusiaves, les Éduens et les Allobroges se partagent le territoire. En 121 av J.C., les romains conquirent le territoire des Allobroges.

Les Éduens ont pour oppidum « Autun » et les Séquanes, un des peuples les plus puissants de la Gaule ont pour oppidum Besançon (Bourgogne, Franche-Comté, Jura méridional).

A cette époque le pays de Gex est sous domination des Helvètes. En 58 avant JC, en voulant émigrer vers l’ouest sous la pression des Germains, les Helvètes provoquent l’intervention de Jules César alors général romain.

Les Helvètes traversent le territoire des Séquanes avec leur autorisation mais à l’arrivé du territoire des Éduens, ils pillent tout sur leur passage.

Les Éduens pressés par ceux-ci, font appel à César pour leur venir en aide. C’est ainsi que l’armée de César les surprend et taille en pièces une partie de la colonne d’émigrants. La bataille a eu lieu en franchissant la Saône entre Macon et Trévoux.

Mais la rancœur, des Éduens sur les Séquanes, qui depuis longtemps souhaitaient étendre leur suprématie sur les Séquanes, permet à César (qui signifiait clairement ses ambitions et qui n’entendait pas se limiter à une simple protection des frontières) de commencer la conquête de la gaule en jouissant entre autre de l’alliance avec les Éduens mais surtout de la force.

Mais la dureté de la présence romaine et l’insupportable soumission pour des peuples fiers, habitués à la liberté, provoquent à partir de l’hiver 54 avant JC, des révoltes multiples.

En 52 av J.C, un homme, Vercingétorix, épris de liberté, intelligent et courageux entreprend de réaliser l’union sacrée de la Gaule mais à l’automne 52 il est piégé à Alexia.

Par la suite l’Ain du nord Est fera partie de la grande Séquanaise. Lors de la longue paix romaine, la région se couvre peu à peu de grands domaines fonciers « les villas » (souvent à l’origine des villages) et de bourgades rurales « vici ».

Le temple d’Izernore, le sarcophage de Brou, le Dieu et le calendrier de Coligny sont autant de vestiges de cette époque.

La Bresse, boisée et marécageuse fut moins colonisée en raison des difficultés d’accès et de l’incommodité des lieux pour l’habitat. Néanmoins des vestiges ont été retrouvés. (Faucille celte à St Etienne du Bois).

Pendant cette période, le réseau routier se diversifie au départ de Lyon. (Vers la Germanie par le bas du Revermont et la Vallée du Suran).

Avant l’ère chrétienne, la Gaule est divisée en 3 provinces et les peuplades subdivisées en « pagi ». La langue latine supplante les parlés locaux et donne naissance aux dialectes qui survivront dans les patois d’aujourd’hui.

La toponymie témoigne de cette occupation romaine et les suffixes latin acus, a, ia, iat, ieu, ieux, ay, ey, y ont été particulièrement féconds.

 Invasion burgonde

Les invasions Barbares, Alamans, Wisigoths, Francs puis des Germains au nord-est sonnent le glas de l’Empire romain. Au sud-est, arrivent les Burgondes, peuple scandinave qui s’installe sur la grande séquanaise.

Les Burgondes se convertissent au christianisme, (on retrouve les tombes par dizaines dans chacun des villages du Revermont). Le Revermont qui, à cette époque, avait perdu la plus grande partie de ses habitants lors des grandes invasions fut une région de grande installation. Ce royaume recouvrait, vers l’an 500, les terres situées à l’est du Rhône, la Franche-Comté et la Province.

Le roi Burgonde, Gondebaud, gouverne ce royaume. Ce souverain établit l’égalité entre les Burgondes et les Gallo-romains. Le village d’Arnans tire son nom de cette époque, il était probable qu’un établissement servait de halte, de dépôts de troupes ou de centre d’approvisionnement.

Les Francs, quoique moins nombreux, eurent la supériorité sur les autres Barbares grâce à leur chef remarquable, Clovis, qui se convertit au christianisme romain, devenant ainsi le protégé de l’Eglise, qui l’aida considérablement. Cela permit de créer le royaume des Francs dont la Gaule, devenue France, est le noyau. L’histoire nous apprend que Clovis déclare la guerre à Gondebaud, roi de Bourgogne. En 534, le descendant du roi des francs, soumet les Burgondes et épouse Clotilde la nièce de Gondebaud.

La domination franque

Clovis et son royaume

Le royaume de Clovis ne maintena pas longtemps son unité. Par partage d’héritage à chaque génération, 4 royaumes se constituèrent :

Sur la fin du 7ème siècle, en 691, le sort de l’Ain et de la Bourgogne se confond avec celui du royaume de Neustrie dont les Maires de Palais (Charles Martel, futur roi carolingien) finiront par s’imposer aux rois Mérovingiens (descendants de Clovis, dont le fameux Dagobert) devenus fainéants.

L’invasion des Sarrasins procura à Charles Martel (Marteau), Maire de Palais, l’honneur de sauver la chrétienté et le prétexte de soumettre la Bourgogne qui semblait s’être détachée du royaume des Francs pour vivre dans une espèce d’indépendance favorisée par les malheurs du temps.

A cette époque le village de Tres Fortia s’installe sur la croupe de la colline où il commence à se fortifier et prend le nom de Treffort.

Après la mort de Charlemagne, en 814, son immense empire s’effondre et ses petits-fils se partagent l’empire, après plus de 10 ans de guerre et 1 an de négociation.

En effet, Louis le Pieux, fils unique de Charlemagne, eut trois fils (Lothaire, Pépin et Louis). En 817, une charte donne la prééminence à Lothaire, l’aîné. Mais d’un second mariage, Louis le Pieux, eut un 4ème fils, Charles, pour qui l’empereur forme un nouveau royaume. De là, les fils du premier mariage se sentant lésés, il s’ensuit des périodes de guerres et d’apaisements. L’empereur trouve la mort en 840, dès lors la guerre n’a plus de cesse.

A cette date ne survivent plus que trois fils, Lothaire qui réclame l’autorité suprême, Louis et Charles, qui s’unissent pour lui refuser.

En août 843, à Verdun, les petits-fils de Charlemagne se partageaient l’Empire. Le serment de Strasbourg met fin à une brève unité territoriale pour des siècles et fixe les limites du futur royaume de France. Mais il sépare aussi définitivement la France et l’Allemagne.

Francie occidentale (qui deviendra la France) Charles

Francie moyenne (qui se disloquera) Lothaire

Francie orientale (qui deviendra l’Allemagne) Louis

Ce partage crée des entités territoriales dont l’existence détermine pour des siècles les guerres à venir.La Bresse et le Bugey entrent alors dans la part de Lothaire en Francie moyenne.

A la mort des descendants de Lothaire, notre contrée revient à Charles le Chauve jusqu’à sa mort en 877. Profitant de la mort du roi Charles le Chauve, un certain Boson, personnage important du royaume de Francie occidentale, se fait nommer roi de Provence en 879. Son successeur Rodolphe I constituera le 2e royaume de Bourgogne après celui des Burgondes.

La Francie orientale devient en 919, le royaume de Germanie et annexe la Lorraine aux rois Carolingiens.

La formation successive des royaumes de Provence, d’Arles et de Bourgogne transjurane, l’invasion des Hongres en 937, furent pour la région des sujets de troubles, de guerres, de luttes locales, de destructions dont l’histoire n’a pas conservé les détails. Au sein de ces royaumes, des petites seigneuries quasi indépendantes, aux frontières mouvantes sont constamment en rivalité les unes avec les autres, pour des questions de terres ou de prestiges.

 Le moyen age

La Féodalité : 1056-1275

Au 9ème siècle, Charlemagne établit dans le Revermont un de ses barons, du nom de Manassès, pour garder un territoire qui allait s’appeler plus tard la Manche de Coligny. Celui-ci s’étendait sur les premiers chaînons du Jura, depuis Orgelet au nord, jusqu’au Rhône, près de Villebois, au sud.

Peu après l’an 1000, Humbert aux blanches mains, fondateur de la dynastie des comtes de Savoie, profite de la faiblesse du roi de Bourgogne et prend possession de la Savoie et du Bas Bugey.

Après la mort de Rodolphe III en 1032 , dernier roi de Bourgogne, qui n’ayant pas de descendance, choisit pour lui succéder Conrad le Salique, son neveu par alliance et empereur de Germanie.

C’est alors que nos régions passent sous suzeraineté du Saint Empire. L’empereur exercera une autorité réelle sur le pays de l’Ain mais ce royaume de Bourgogne deviendra très vite l’apanage des fils de l’empereur qui ne sera pas véritablement uni à l’Empire.

A cette période d’anarchie et de troubles, la féodalité s’organise et les seigneuries de Coligny, de Bagé, Villars …. sont créées.

Cette seigneurie sera très importante (1086, Hugues est le 1er sire). Ces seigneuries autochtones excitent peu à peu la convoitise de leurs voisins extérieurs à la région. L’autorité impériale est trop lointaine pour être efficace et l’empereur se décide à nommer le Comte de Savoie « vicaire impérial » pour le représenter dans ces états. Celui-ci interviendra fréquemment dans les pays de l’Ain et le plus souvent pour son profit.

Au 13ème siècle, la féodalité commence à s’affaiblir. Certains seigneurs disparaissent dans leurs expéditions lointaines, les autres s’épuisent dans des rivalités sanglantes.

En 1139, Henri IV, roi de France, donne à Amédée II, comte de Savoie, la seigneurie du Bugey ce qui procure à la maison de Savoie une installation sur les bords de l’Ain qu’elle entendra parfaire vers l’ouest.

Entre 1118 et 1250, ce fut pour certaines maisons seigneuriales, les sires de la Tour du Pin et de Thoire, une époque florissante où ils s’étendirent et s’apprêtèrent, en augmentant leur puissance, à soutenir leur influence dans les luttes féodales.

Hugues II de Coligny, fit don de terrains pour construire la chartreuse de Sélignac, avant son départ en croisade où il devait mourir en 1205. C’est son frère Guillaume de Coligny qui devint seigneur, mais à sa mort en 1228, ses biens échurent à Béatrice, fille de son frère.

Ses partages consécutifs à des mariages disloquent ce fief entre les sires de Thoires et de la Tour du Pin.

 

En 1229, l’empereur du St Empire renonce à ses prestations sur le royaume de Bourgogne, continuant toutefois à se dire souverain.

La famille de la Tour du Pin cherche à profiter de la dislocation de la seigneurie de Coligny.

Albert III de la Tour du Pin, épousa, Béatrice de Coligny, fille de Hugues II, à qui elle apporta en dot plusieurs seigneuries et châteaux, dont celui de Treffort, faisant ainsi entrer le Revermont dans la propriété d’une famille dauphinoise. Jalousé, le seigneur de la Tour du Pin se trouve bientôt en butte aux convoitises du duc Robert de Bourgogne. Les sires de Thoires, simples vassaux du duc de Bourgogne, virent grandir leur maison par d’heureuses et riches unions et elle devint une des plus importantes de l’époque féodale.

 

A la fin du 12ème siècle, les sires de Thoires s’unissent aux sires de Villars

Les villes profitent alors de cet affaiblissement pour s’organiser et obtenir des franchises. En 1259, la cité de Treffort obtient une franchise en retour, les habitants s’engagent à fortifier et à défendre les murs.

En 1272, le Comte Amédée de Savoie acquiert la seigneurie de Bagé apportée en dot par Sybille de Bagé dernière et unique héritière de ce fief. (Seigneurie de Bagé)

En 1274, Humbert de la Tour du Pin, frère du défunt Albert, hérite des biens de sa belle sœur, Béatrice de Coligny, qui se trouvaient alors placés sous la suzeraineté d’Othon IV, comte de Bourgogne. Peu après, Alix de Meranie, mère d’Othon IV, princesse Palatine, remariée à Philippe de Savoie, aurait tenté d’obtenir d’un certain nombre de vassaux de son fils, qu’ils prêtèrent directement hommage à elle et non à son fils. En d’autre terme, Humbert de la Tour du Pin, renia les engagements pris par son père et son frère envers le comte Othon IV de Bourgogne. Une guerre éclata, le château de Treffort fut assiégé durant plusieurs mois, il ne fut pas prit mais le village fut incendié. Humbert fut donc contraint par les armes de lui rendre un hommage solennel en 1274.

La guerre delphino-savoyarde

 

En 1282, le duc Robert de Bourgogne, cousin de la dauphine, conteste le testament du dauphin du Viennois qui lègue la succession à sa sœur Anne, épouse d’Humbert de la Tour du Pin.

En, 1284, une nouvelle guerre éclata entre Humbert de la Tour du Pin et le duc Robert de Bourgogne, qui se disputent le Dauphiné. : le Revermont est ravagé. Les villes de Marboz et de Treffort furent assiégées. Le château de Treffort est démantelé, et Marboz est occupé par les Bourguignons. Philippe le Hardi impose sa médiation. En 1285, le Revermont, jusque là placés par Humbert de la Tour du Pin sous suzeraineté d’Othon IV, est cédé à Robert, duc de Bourgogne, en échange de droits qu’il détenait en Dauphiné et de 20 000 livres. Pendant quatre ans, cette partie du Revermont rentra dans le duché de Bourgogne mais resta sous la suzeraineté du comte Othon.

Le 12 octobre 1285, le Comte Othon IV abandonne la suzeraineté de ce territoire au profit de Robert duc de Bourgogne. Cet acte fut passé à Carcassonne lors de la retraite des français qui revenaient de la Catalogne où ils étaient allés en croisade contre le roi d’Aragon. Le roi de France était mort lors de cette croisade de la fièvre à Perpignan. Othon IV, comte de Bourgogne, qui l’accompagnait était lui aussi atteint par l’épidémie. Sa peur peut être à l’explication de cet acte car il mourut en 1303.

C’est lorsque le Comte de Savoie qui n’avait de cesse d’opérer la jonction entre la plaine et le Bugey troque des enclaves de la Bresse Chalonnaise contre le Revermont, regroupant ainsi ses possessions, devient le nouvel antagoniste des Dauphins. En 1286, le conflit est latent à la suite du refus du nouveau Dauphin de faire hommage au Comte de Savoie pour sa seigneurie de Coligny. La querelle s’envenime, et les enclaves de part et d’autre multiplient les contestations. Un premier compromis a lieu à Bourg, mais il échoue.

En 1289, un traité est enfin signé à Tournus par lequel Robert de Bourgogne renonce au Revermont en échanges des enclaves qu’Amédée V possédait dans la Bresse chalonnaise (Cuisery, Sagi, Savigny). La maison de Savoie regroupant ainsi ses possessions dans la région. Mais le nouveau dauphin du viennois refuse de faire hommage au comte de Savoie pour sa seigneurie de Coligny. Les combats s’engagent un peu partout car le dauphinois a contracté une alliance avec les Comtes de Genève et les sires de Thoire-Villars, tandis que les Savoyards ont l’appui du duc de Bourgogne et des sires de Beaujeu. La lutte trouve son terme par la médiation de Philippe VI de Valois, roi de France, en 1334. En 1349, une épidémie de peste ravagea la région, Ceyzériat, Marboz .. n’ont plus d’habitants. En 1350, le tiers de la population du Jura méridional périt.

Après quinze années troublées, une longue période de relative stabilité s’ouvrait sous domination savoyarde. Treffort, et la Bresse, allait être savoyarde pour plus de trois siècles.

En vertu de l’accord de 1355, Anne de Bourbon, princesse française, épousa Amédée IV concrétisant une alliance entre la France et la Savoie et donnera pour un siècle à la maison de Savoie une place de 1er plan.

Treffort devint à cette époque le siège d’une châtellenie dont l’aire d’influence comprenait : Arnans, Cuisiat, Dhuys, Drom, Grand-Corent, Pressiat, Simandre et Villereversure. Cette date marque aussi la création de la frontière franc- comtoise entre Chavannes et Simandre. Cette frontière qui ne fut au début que féodale et en quelque sorte arbitraire, ne fut matérialisée par une délimitation précise et l’implantation de bornes qu’en 1612.

La guerre de 100 ans

 

La guerre de Cent ans, commencée en 1337, a de nombreux contrecoups dans notre région. Une grande partie des seigneurs bressans (dont le Galois de la Baume) est entraînée à la suite du Roi de France et se retrouve au siège de Calais en 1340. Le Comte VI, dit le comte vert à cause de son armure verte, prend lui aussi part au combat, soucieux de ses intérêts.

La région garde une relative tranquillité troublée de temps à autre par l’incursion des Grandes Compagnies de brigands.

Après la paix signée avec les Anglais, les soudards qui avaient combattu pour les uns ou pour les autres restent organisés en bandes et se livrent au pillage.

 

 

Charles le téméraire

 

En 1400, le sire de Thoire-Villars refuse au duc de Bourgogne, l’hommage. Contre ce refus, le duc fait envahir le Bugey par le Maréchal Vergy.

 

En 1402, Amédée VIII acquiert la seigneurie de Thoire-Villars et peu après, en 1416, l’empereur érige la Savoie en duché.

Le sire de Thoire-Villars vend le Revermont aux comtes de Savoie et la Dombes aux ducs de Bourbon car il n’a pas de descendant.

 

Pendant les 1ères années de règne d’Amédée VIII, Bourg en Bresse est sur le point de déposséder Chambéry de son titre de capitale, car le Conseil et la Cour y résident souvent.

Parvenu au comble de sa puissance, Amédée VIII est élu Pape en 1429, sous le nom de Félix V.

Le successeur d’Amédée VIII, le duc Louis, manque d’énergie et avec lui commence la décadence du duché.

En 1461, le duc de Savoie donne à son 5ème fils, Philippe l’apanage de la Bresse. Mais le jeune, mécontent de la politique de son père, se rebelle. Il sera fait prisonnier sur l’ordre de son père par le roi de France.

Louis meurt en 1465 et sous Amédée IX, qui lui succède et qui a épousé Yolande de France, sœur de Louis XI, la France exerce une véritable tutelle sur la Savoie.

En 1466, Philippe dit sans terre, reprend l’apanage de la Bresse en acceptant de Louis XI le gouvernement du Limousin.

 

En 1467, Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, essaya de constituer un grand et prestigieux royaume de Bourgogne aux dépens de la monarchie française

 

Philippe sans terre, s’allie secrètement avec Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Ce double jeu entraîne la région dans de sanglantes représailles.

 

Dans la menace d’une attaque du Comté, le château de Treffort est garni de troupes et d’armements. Dans l’année 1471, le roi de France Louis XI déclare la guerre à la Bourgogne et ordonne de ravager la Bresse. Pendant 20 ans la région vivra sous la menace d’incursions militaires, tant françaises que bourguignonnes.

 

Après la mort de Charles le Téméraire, en 1477, la Bourgogne est annexée par la France. On assiste alors à la révolte des Francs-Comtois. Les troupes du roi brûlent Dôle et détruisent 92 châteaux comtois.

En 1482, le traité d’Arras ramène le calme et attribue la Franche-Comté à Charles, fils de Louis XI. Charles VIII devient roi de France en 1483. Il devait, selon le traité, se marier à Marguerite d’Autriche (petite fille de Charles le Téméraire) mais il se marie à Anne de Bretagne (non-respect de la clause comtoise du traité d’Arras.). La Franche-Comté revient à la maison d’Autriche : les Habsbourg.

Charles Quint, neveu de Marguerite d’Autriche et fils du roi d’Espagne, devient empereur en 1519. Il incorpore à ses domaines les territoires autrichiens dont la Franche-Comté.

 

Les enjeux stratégiques

1500

 

La France divisée en profondeur par les guerres de religion, ravagée par le passage des armées, ou des bandes armées soudoyées par l’un ou l’autre parti, la France est un pays qui panse encore ses plaies.

 

Face à la France, l’Espagne. L’Empire espagnol (St Empire), lui, est toujours aussi impressionnant. Il couvre l’Europe de l’Andalousie aux Flandres, en passant par l’Italie, Gènes et Milan, et par la Franche-Comté. L’étendue de cet empire en marque aussi la faiblesse : les liaisons très compliquées entre le nord et le sud obligent l’Espagne à conserver une continuité territoriale entre le Milanais et la Franche-Comté.

 

Cette continuité territoriale sera évidemment le grand enjeu de l’affrontement des puissances européennes.

 

Au centre de la partie d’échecs qui débute, un petit État revêt une importance exceptionnelle : la Savoie. A cheval sur les Alpes versant français et italien. La Savoie commence avec la Bresse et termine à Turin. Autant dire qu’elle représente le chaînon manquant de la continuité territoriale de l’Empire espagnol.

 

Pour cette raison, le jeu de la Savoie, ballottée entre l’Espagne et la France, est au centre de la diplomatie européenne. Le duc de Savoie doit déterminer son jeu d’alliance entre ses deux grands voisins, au mieux de ses propres intérêts.

 

Souverain d’un État libre, mais évidemment moins puissant, il doit d’abord s’attacher à renforcer sa position, en profitant de l’appui qu’il peut obtenir, alternativement, de la France et de l’Espagne.

Or il est peu à peu devenu évident, depuis 1585, date à laquelle le jeune duc Charles-Emmanuel a épousé une infante d’Espagne, que la Savoie choisissait l’alliance espagnole.

 

La période autrichienne

 

En 1501, Philibert II le beau, duc de Savoie, épouse Marguerite d’Autriche, fille de l’empereur Maximilien 1er et petite fille de Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne.

Le 5 août 1502, le couple savoyard fait son entrée solennelle à Bourg. Dès son accession au trône, la jeune duchesse, pleine de rancœur contre la France qui l’avait humiliée, contribue à briser l’influence française et à incliner la Savoie vers l’empire autrichien.

La mort de Philibert II le beau, dans un accident de chasse à Pont d’Ain, éloigne la duchesse de la Savoie qui retourne vers son père Maximilien 1er, empereur d’Allemagne.

En 1505, elle entreprend toutefois la construction du monastère, puis de l’église de Brou comme sépulture pour son mari. (Terminé en 1532). Nommée en 1506 régente des Pays-Bas pour le compte de son neveu Charles 1er, elle suit depuis Malines la politique de Bresse.

En 1519, élection de Charles 1er d’Espagne (neveu de Marguerite d’Autriche), nommé Charles Quint, au trône impérial.

Ce fait est préjudiciable à la Savoie car, l’empereur détériore les relations franco-autrichiennes, et par conséquent les rapports franco-savoyard. Charles III, comte de Savoie, à cause de ses liens de parenté et de vassalité avec l’empereur, penche de son coté.

Ainsi, le roi de France, François 1er, craignant d’être menacé par le sud-est, profite des difficultés intérieures du duché de Savoie, pour enlever des prétentions sur les pays de Bresse et du Bugey, en qualité d’héritier de Louise de Savoie, sœur de Philibert II le beau, et exige le libre passage de ses troupes sur le territoire de la Savoie

 

 

La Première occupation française

 

Le refus escompté du duc de Savoie provoque la guerre le 11 février 1536. L’amiral Chabot pénètre en Bresse avec une armée de 30 000 hommes et obtient la reddition de Bourg en Bresse le 23 février. Le 26 juillet 1537, le gouverneur de Bourg pour le roi, met au château de Treffort, place frontière, une garnison de 200 hommes.

 

Pendant 23 ans, la Bresse et le Bugey subissent la domination française. Ces provinces acceptent avec calme cette occupation et les nouveaux usages. Mais, elles ne tardent pas à payer chèrement cette occupation. Les travaux de fortifications de Bourg et les impôts français ruinent la contrée.

 

Ce traitement de pays conquis, réveille les mécontentements et les sentiments d’attachement à la Savoie. Dès 1544, le parti savoyard soutenu par le duc de Savoie, Emmanuel-Philibert et Charles Quint s’organisent autour de Charles de Lucinge, seigneur des Allymes. Les tentatives de soulèvement échouent.

 

 

La guerre de religion

 

A partir de 1562, le protestantisme s’étend dans la région ce qui la plonge dans les désordres des guerres de religions.

 

Le duc Emmanuel-Philibert, peut-être sous l’influence de sa femme Marguerite de Valois, cherche à attirer dans ses états les familles protestantes, souvent nobles et riches.

 

A cette époque, les pays de l’Ain sont le théâtre de nombreuses luttes. Le duc de Savoie songe alors à protéger ses états et fait construire la citadelle de Bourg en 1569.

 

 

Le pays est ravagé après la St Barthélemy et se dépeuple. L’une des premières victimes de la St Barthélemy avait été l’amiral Gaspar de Coligny car il avait abjuré le catholicisme en 1560 avec François seigneur d’Andelot.

 

Un compte de la seigneurie de Chavannes de 1584, montre que les passages de troupes de 1557 à 1567 furent très nombreux et qu’il s’agissait d’un véritable va et vient qui constitua une calamité permanente.

 

 

Dans ces conditions, on comprend qu’il n’est pas toujours nécessaire de faire appel aux épidémies pour expliquer la disparition de certains villages et la diminution de la population.

Le nouveau duc Charles-Emmanuel qui avait épousé l’infante d’Espagne Catherine fille de Philippe II envahit par la force, en 1588, le maquisard de Saluces sur le versant italien des Alpes, car il constituait une véritable porte et un arsenal français en cas de conflit.

 

Pour se venger, le roi de France, Henri III, envoie des troupes au secours des Bernois car le duc tente en 1589 de reprendre Genève sous le protectorat des français.

Cette nouvelle rivalité entre la France et la Savoie, qui convoitent le Dauphiné et la couronne de France, aura encore des répercussions désastreuses dans notre région car les combats s’intensifient, le nord de la Bresse et la Dombes

sont désolés

 

. La conquête française.

 

En 1594, malgré les conseils de prudence de René de Lucinges, le duc se prépare à la guerre contre la couronne. En 1595, Henri IV, roi de France, irrité par le duc, envoie en Bresse et en Bugey son armée et donne l’ordre à Biron, gouverneur de Bourgogne, d’envahir les provinces savoyardes. Il sème la désolation sur son passage, partout villes et campagnes sont maltraitées et ravagées. En mai 1598, la paix est signée, mais le duc ne cède pas certains territoires (Saluces) et le roi de France se résout à agir de nouveau. Le château et les fortifications de Treffort sont démolis par les troupes de Biron et le 11 août 1600, il attaque et pile Bourg, mais la citadelle tient.

Le 17 janvier 1601, une paix est signée à Lyon et la Savoie cède la Bresse et le Bugey à la France mais conserve Saluces.

 

La guerre de 30 ans

 

Pour autant, les troubles ne s’interrompirent pas. En 1624, Richelieu cherche à briser les ambitions de la Maison d’Autriche et à desserrer les étreintes autour de la France, sur les frontières de l’Italie, d’Artois et de Franche-Comté. En mars 1629, 20 000 hommes traversent la Bresse et le Bugey, et début juin la Savoie est conquise. Par la suite, le 19 mai 1635, le roi de France déclare ouvertement la guerre à l’Espagne. De 1636 à 1640, le Revermont est ravagé. De chaque coté se livre une guerre de partisans. Le 2 janvier 1637, Chavannes sur Suran qui faisait partie de la Franche-Comté est conquise par les Français.

 

 

Mais, en février les Comtois s’emparent de Dortan et dévastent tout. Pendant l’hiver 1637, une partie des troupes françaises tient garnison à Bourg. Pendant ce temps les expéditions comtoises s’intensifient.

 

De 1638 à 1640, se déroulent des combats multiples. Les Comtois brûlent Simandre. Mais les Français, par une contre offensive, reprennent Dortan. Treffort sert de refuge à des troupes liégeoises qui occupaient la ville en 1638. En 1639, le seigneur de Saix baron d’Arnans dévaste le Revermont et détruit Treffort le 23 juin 1640.

 

Ce qui explique qu’aujourd’hui, bien des maisons reconstruites ensuite, débordent sur les caves souterraines. Ainsi, ces pays frontaliers sont mis à feu et à sang. Partout règne la misère et la famine. On en vient même à manger de la chair humaine.

 

Finalement, cette guerre conduira à l’annexion par la France d’une partie de l’Alsace et des trois évêchés de Metz, Toul et Verdun. Ce rattachement fut confirmé en 1648 par le traité de Westphalie signé par les Espagnols contraints de s’avouer vaincus. La Franche Comté deviendra française à son tour à la Paix de Nimègue en 1678

 

 

L’histoire de la Franche-Comté

 

Au 1e siècle av J.C., la région Doubs, Jura était habitée par des tribus gauloises. Séquanes et Éduens ; pour éviter d’être asservis par les Germains, elles firent appel à l’aide de César, et c’est ainsi que débuta la conquête des Gaules.

 

La Séquanaise fut réunie à la Gaule et connut une grande prospérité jusqu’aux invasions barbares qui la dévastèrent du 3e au 5e siècle. Conquis par les Burgondes en 534, puis aux Francs.

 

Attribuée à la Lotharingie, au traité de Verdun de 843, la Franche-Comté revient au royaume de Bourgogne en 879.

 

En 1027, il forme le Comté de Bourgogne et dépend du St Empire.

 

La société se structure, la carte des seigneuries se dessine, dominée par de grandes familles dont les Dramelay… .

 

Rattachée au duché de Bourgogne en 1384, elle se trouve, dès la fin du 15ème siècle disputée entrela France et le St Empire.

 

En 1477, après la mort de Charles le Téméraire, la Bourgogne est annexée par la France. On assiste alors à la révolte des Francs-Comtois. Les troupes du roi brûlent Dôle et détruisent 92 châteaux comtois.

 

En 1482, le traité d’Arras ramène le calme et attribue la Franche-Comté à Charles fils, de Louis XI et dauphin. Charles VIII devient roi de France en 1483. Il devait, selon le traité, se marier à Marguerite d’Autriche (petite fille de Charles le Téméraire) mais il se marie à Anne de Bretagne (non-respect de la clause comtoise du traité d’Arras.). La Franche-Comté revient à la maison d’Autriche : les Habsbourg.

 

Charles Quint, neveu de Marguerite d’Autriche et fils du roi d’Espagne, devient empereur en 1519. Il incorpore à ses domaines les territoires autrichiens dont la Franche-Comté.

 

1556 – Le comté de Bourgogne passe aux Habsbourg d’Espagne.

1635-1678 – Grand conflit opposant la France à l’Espagne. La Franche-Comté fût un lieu d’affrontement.

1678 – Le traité de Nimègue apporte la Franche-Comté à Louis XIV donc à la France.

L’Histoire de la Savoie

 

En 443 après JC, les Burgondes vaincus par Aetius s’installent en Savoie, où le Christianisme se développe. En 534, lors de l’annexion du royaume de Bourgogne par le fils de Clovis, la Savoie est incorporée au royaume Mérovingien.

 

Au 9e et 10e siècle, le morcellement de l’empire de Charlemagne vit la Savoie passer de main en main, à Lothaire en 843, au royaume de Bourgogne (933) puis au St Empire (1032)

 

Deux familles seigneuriales prennent alors de l’importance ; celle des Comtes de Genève au Nord, et celle des Comtes de Savoie au sud, issus d’Humbert 1er.

Du 12e au 15e siècle, les comtes de Savoie accroissent leur emprise sur le pays et pratiquent une politique d’expansion en particulier sous Pierre II (1263 – 1268).

 

Du 15e au 16e siècle, au sein des états de la maison de Savoie, dont les chefs portent après 1416, le titre de duc, le Piémont, incorporé par Amédée VIII en 1419, acquiert la prédominance, tandis que la Savoie proprement dite, qui conserve sa langue, le Français, n’en constitue plus qu’une petite partie.

 

Au 15e siècle verra la décadence des ducs de Savoie, provoquée par leurs ambitions territoriales tournées vers l’Italie. De 1556 à 1559, la Savoie connaît l’occupation française. Au traité de Cateau-Cambrésis, Emmanuel-Philibert de Savoie reprend possession de ses États, qu’il s’emploie à restaurer après les dévastations. Mais la paix ne dure pas, et en 1600, les armée de Henri IV envahissent la Savoie.

 

Au 17e siècle, la France mène une politique d’annexion en Savoie, obtenant la Bresse, le Bugey et le Pays de Gex en 1601.

 

En 1720, le duc de Savoie devient roi de Sardaigne.

 

Entre 1792 et 1814, les armées révolutionnaires s’installent en Savoie, qui est annexée à la République, puis à l’Empire. Mais le traité de Paris de 1815 restitue la Savoie à Victor-Emmanuel 1e de Sardaigne. Elle fera partie de son royaume jusqu’en 1858.

 

En échange de l’aide apportée en Italie contre les Autrichiens, Napoléon III reçoit en échange le comté de Nice et de Savoie. 1860 – Le traité de Turin.

 

L’histoire de la Bourgogne

 

Faisant d’abord partie de la Gaule, tribu des Éduens, ils furent à l’origine de la conquête romaine par les troupes de Jules César dont ils avaient demandé l’aide dans les luttes contre Hèveltes. Prospère pendant toute la période gallo-romaine, sillonnée de nombreuses voies, la région est envahie vers 475 par les Burgondes, dont la Bourgogne tire son nom.

Le 1er royaume, fondé par les Burgondes, passe dans les possessions Mérovingiennes en 561 ; un 2e royaume bourguignon atteint le littoral méditerranéen.

Au partage de Verdun, en 483, la bourgogne franque est attribué à Charles le Chauve et la bourgogne impériale à Lothaire.

879 – Boson se fait proclamer roi de Bourgogne et de Provence.

888 – Rodolphe 1er, se fait reconnaître roi de la Bourgogne jurane.

934 – Rodolphe II, unit les deux royaumes de Bourgogne provinciale et jurane.

Tandis que le comté de Bourgogne sur la rive gauche de la Saône, reste impérial (Franche Comté), le duché de Bourgogne se constitue, avec Richard le Justicier (921), frère de Boson.

1002 – Le duché passe au roi Robert II le Pieux, souche de la 1ère maison capésienne de Bourgogne.

1032 – Après la mort de Rodolphe II, l’empereur d’Occident, Conrad II, son cousin, se fait couronner roi de Bourgogne.

1361 La 1ère maison capésienne s’étant éteinte, Jean II le Bon, roi de France, fils de Jeanne de Bourgogne, hérite du duché.

1363 – Jean le Bon transmet le duché à son 4e fils, Philippe II le Hardi, fondateur de la 3e maison capétienne de Bourgogne. La troisième maison de bourgogne (1363-1477) sera en constante rivalité avec la couronne de France.

Le Comté s’agrandit par achats, mariages et héritages, de nombreux territoire qui en firent une grande puissance européenne du 15e siècle. Devenus peu à peu indépendants, de la couronne de France, ils jouèrent un rôle décisif lors de la guerre de 100 ans. A la mort de Charles le Téméraire dévoré par les loups à Nancy en 1477, les états bourguignons furent partagés entre la France et la maison d’Autriche.

Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire, offre sa main et son héritage à Maximilien d’Autriche et celui-ci laisse le duché de Bourgogne à Louis XI. Cependant, Marie de Bourgogne aura un petit-fils, Charles le Quint (1500-1558), sujet de bien des préoccupations pour le roi de France.

Guerre France – Franche-Comté

 

A cette époque, un conflit triangulaire avait surgi entre le duc de Bourgogne, le comte de Savoie et le Dauphin du Viennois à propos du partage des dépouilles de l’ancienne et immense seigneurie de Coligny le Neuf.

 

En 1286, le duc Robert de Bourgogne conquit par les armes une grande partie du Revermont. Mais trois ans plus tard il les échangea avec le Comté de Savoie contre les seigneuries de Cuisery et de Savy.

 

Il ne retira cependant pas tous ces pions qu’il avait avancés vers le sud et fortifia sur la frontière Montfort, Lomont, Rosy et Chavannes.

 

Si la guerre, une guerre pourrait-on dire « en détail », de bourg en bourg, de château en château, fut le perpétuel et permanent fléau de cette rude époque, amenait avec elle, son cortège de calamité, telles que la peste, les famines… qui firent dans cette contrée de si cruels ravages.

 

Même si la Franche-Comté était vaincue, la résistance n’avait pas dit son dernier mot, et de gentilshommes, tel que Claude de Toulongeon tenait toujours la foi de Bourgogne et n’avait pas déposé les armes.

 

Jean IV de Chalon d’Arlay, Prince d’Orange déçu de n’être pas nommé gouverneur général de Bourgogne abandonna le parti du Roi Louis XI et passa au service de Marie de Bourgogne.

 

A partir de là, il fut traqué sans relâche et qualifié de haut traite par le roi lui-même.

 

Le roi ordonna à Charles d’Amboise de ravager toutes ses terres et démanteler tous ses châteaux.

 

1479 – siège de Montfleur

 

 

 

 

 

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